22 juin 2008
Le feuilleton du dimanche
L'envahie
3ème épisode
InFolio
14 novembre 2006
25 novembre 2006
30 Novembre 2006
Cette semaine, pendant un jour chômé, je suis restée un long moment dans l’encadrement de la porte à les observer. Plus tard, toujours à distance respectueuse, j’ai essayé de communiquer avec eux. Mais ce n’est pas facile de faire la conversation à des statues muettes venues d’une autre planète. Par contre, j’ai pu les détailler tout à loisir, de haut en bas.
Ils s’étaient installés côte à côte, et je dirais presque dos à dos. Ils ressemblaient à un amalgame de plante verte, d’arbre et de robot. Mais je ne voyais ni yeux, ni oreilles. Pas de jambes non plus.
10 décembre 2006
07 janvier 2007
15 janvier 2007
22 janvier 2007
14 février 2007
28 février 2007
30 avril 2007
09 septembre 2007
11 février 2008
29 février 2008
***
la règle du jeu (c'est la liberté)
21 juin 2008
... Pourvu qu'on file en vitesse - 3
MAP
20 juin 2008
Le jour du rébus
Papistache,
pour ne pas laisser nos neurones au repos,
a composé un rébus
en trois planches
(que vous pouvez agrandir
_ en cliquant)
Chers lecteurs,
qui déchiffrera
les propos codés de Papistache ?
Vous avez
jusqu'à dimanche
à l'heure du thé
pour nous proposer vos réponses.
Amusez-vous bien !


***
un avant-goût d'été en liberté
19 juin 2008
Le jeu des fonds de frigo - 2
Amours contrariantes
InFolio
* * *
La règle du jeu
(ou le quotient d'improbabilité)
18 juin 2008
Le dictionnaire illustré de la SFFF
Définition du mangrovillier [mãngrov] (contraction de mangro et de Villiers, mangro signifiant arbre des géants en partisanien et Villiers du nom de la ville qui vit la première apparition de cette plante).
n. m.
Arbre des régions : L’adartolius affabulis croit à la surface paléotropicale des barges septentrionales, en lisière des sentes arides, région dite du delta. Son tronc peut mesurer jusqu’à 22,25 onciades. Il atteint des proportions fort respectables avec notamment une hauteur de 37 onciades et trois triplettes pour l’exemplaire mâle. L’exemplaire femelle diffère, lui, par une taille usuellement plus fine qui contraste avec une haute stature de 42,81 onciades précises, comme c’est communément le cas dans la famille des malvacées babancaciées.
Son tronc est spongieux et présente des cavités où prospère une faune hétéroclite de petits rongeurs, oiseaux et insectes. Ses racines luxuriantes constituent un des éléments remarquables de cette espèce rare. Elles sont, au quart, apparentes, formant des arceaux aériens autour du tronc principal. Les feuilles sont larges, épaisses et découpées et arrivent à mi-tronc. Le fruit jaune verdâtre de la taille d’un palet de hooker est nocif.
Cet arbre au demeurant en voie de disparition est un des rares survivants de l’époque tardive de la civilisation des Partisans, du nom de la dernière race humanoïde présente sur la Terre, seule planète alors peuplée du système solaire AENOSIS 75F4. Nous retrouvons sa trace dans une des chroniques martusiennes, Un arbre venue d’ailleurs.
Nous avons pour la première fois découvert cet arbre dans le jardin de l’Abécédaire, il y a deux hivers. Ses larges racines qui, à l’époque, ne mesuraient pas plus de deux mètres en extérieur, nous avaient de prime abord fait penser à un palétuvier. Par contre, son tronc spongieux et alvéolé nous incitait plus à le classer dans la famille des malvacées à laquelle appartient le baobab. Des études postérieures menées par le Professeur Persiflor ont d’ailleurs permis d’identifier des similarités au niveau de la chaîne ADN entre ces deux arbres.
Une plaque a été accrochée à proximité de ce premier exemplaire de mangrovillier, découvert en l’an 2017, pour rendre hommage à ce grand savant qui, dans un moment d’inattention, a croqué à pleines dents dans un fruit de mangrovillier et est mort suite à une paralysie des glandes salivaires et à l’inhibition de nombre de ses centres producteurs d’hormones (hypophyse, glandes surrénales et thyroïde). Une anecdote raconte que le Professeur Persiflor aurait inspiré Hergé pour la création du Professeur Tournesol. A ce jour, cette anecdote n’a pu être confirmée. L’apparition de cette plante qui effraya la population, surtout lorsqu’elle atteignit sa taille adulte, fut l’un des premiers signes avant-coureurs de l’arrivée dans notre système solaire d’autres formes de vie.
Extrait de l’encyclopédie martusienne – dernière édition datant du Cycle 334 et 4 lunes blanches
Cet hommage à Papistache qui, le premier, fit pousser des mangrovilliers sous sa plume inspirée est le fruit de la collaboration de Caro-carito (définition) et Tilu (illustration). * * * Vous aussi, vous voulez participer à la grande aventure collective La règle du jeu est ici!
du dictionnaire de la science-fiction, de la fantasy et du fantastique?
17 juin 2008
Passager clandestin - 2
Go on !
Jean-Lin Fatty
Quel vacarme ! Quel réveil !
Ca vibre, ça roule, ça tangue, ça cahotte, ça tremblote !
Ca clapote ! On dirait qu’il crachote sur la toile. Quel tintamarre !
Ca cahote encore, encore un choc, puis plus rien.
Quel tintouin !
Ca fonctionne, ça ronronne…
Ca sent l’essence brûlée, l’huile chaude, le cuir, la sueur, la peur…
Ca graillonne, ça ronronne…
Dans mon réduit, je suis coincé entre des tubes métalliques recouverts de toile de coton et le dossier d’un siège d’osier.
Doucement, les bruits et les vibrations s’atténuent.
Ca ronronne, ça chantonne…
J’essaie de me remettre de ce brutal réveil. Allongé sur le sol, je peux à peine bouger. La clarté du ciel pénètre chichement dans mon antre. Sous le siège, je peux entrevoir une paire de chaussures de ville. A proximité de l’une des semelles gît un paquet au contenu inconnu. En levant la tête, je ne peux pas manquer deux gourdes qui pendent, accrochées au plafond. Devant ces flacons, une nuque surmontée d’un casque et un col fourré prolongent le dossier du siège. Partant des pédales sous les chaussures, passant sous le siège, courant le long des parois et s’évanouissant dans les ténèbres qui mangent mes pieds, des câbles métalliques longent mon flanc. Chouette cachette !
Ca ronronne, ça bourdonne…
La nuque et le casque disparaissent de ma vue… Mes yeux picotent. Mes paupières papillotent…
Brutalement, le siège est pris de convulsions. Tout s’agite. Le casque entre en danse, un coup à droite, un coup à gauche, et recommence. Puis, la routine reprend son cours. Pour le coup, me voilà tout à fait réveillé. Je me ravigote…
Ca ronronne, bourdonne, chantonne…
Encore une fois, j’essaie laborieusement de changer de position lorsque de violentes secousses viennent perturber la monotonie régnante. Un fétu de paille dans une violente bourrasque… Une feuille morte à l’automne… Le casque s’agite soudainement. Le fauteuil trépigne. Un violent courant d’air froid parcourt mon réduit. Je sors de ma torpeur.
Ca ronronne, ça bourdonne, ça ronronne…
Pas pour longtemps. J’ai parfois l’impression de me trouver dans un de ces manèges de foire ou des cabines roulent sur des rails, montent et descendent à toute vitesse. Puis tout rentre dans le monotone.
Ca ronronne, ça barytonne, ça bourdonne…
Maintenant, nous sommes dans une très longue, très longue descente. Le casque se penche sur le côté puis disparaît en avant. Maintenant, nous sommes dans une très longue, très longue montée. Quel beau manège ! Ca plafonne.
Ca ronronne, ça ronronne, ça chantonne …
J’ai froid. J’ai faim. Je m’ennuie. Ma mère me manque. Je me suis enfui de la maison il y a maintenant huit jours. Depuis, je traîne dans les rues et je joue au dur. Je vivote... Ma mère me traite comme un enfant et je ne le supporte plus. Je suis un peu chétif et de santé fragile. J'ai cru bon de me cacher dans ce réduit pour la nuit.
Je chantonne.
Mais, qu’est-ce qui se passe ? Voici que le casque et le col fourré ont disparu. Un violent courant d’air froid me torture le visage et me coupe le souffle. Seraient-ils passés par la fenêtre, aspirés à l’extérieur ? Les chaussures sont encore là, fidèles aux pédales. Ouf ! Dans un sursaut en arrière, mon casque et mon col fourré reprennent leur place et le reste du corps s’écrase contre le dossier, qui avoue sa peine avec des craquements sinistres. Ce n’est pas le moment de dormir ! Quelle frayeur ! J’en oublie momentanément ma faim, mes douleurs…
Ca ronronne, ça ronronne, ça bourdonne, ça chantonne, ça chaconne…
Je viens de trouver un petit canif dans un sac qui traîne à côté de moi. Vite, un petit trou dans la toile.
Ca fonctionne…
Rien à voir. Tout est cotonneux comme dans un nuage.
Tiens, le manège se met en descente en tournant. Deux tours… D’un coup, le bruit cesse complètement.
Ca détonne, ça m’étonne, ça m’impressionne…
Seul un bruit de vent glissant sur la toile émerge du silence ambiant. Le casque se penche sur le côté et crie « L’Irlande, dans quelle direction ? » Pas de réponse. Une vue en un éclair : un bateau, des marins qui agitent les bras. Retour au coton. Toussotements, le vacarme recommence.
Ca refonctionne, ça reronronne, ça rebourdonne…
Mes pensées brumeuses s’envolent vers ma maman. Elle me manque de plus en plus. C’est si agréable d’être un enfant ! Je radote.
Comme un robot, sans conscience, je jette un œil par l’orifice clandestin. Celui-ci m’adresse une jolie carte postale : une digue jetée en pleine mer, un port, des vedettes, une ville, des sœurs jumelles, des parapluies… La fatigue me fait délirer… Il faut que tu te reprennes. De loin en loin, des petites lumières clignotent, dénonçant des villages. Puis, au détour d’un virage, j’entrevois un phare fiché au bout d’une aiguille de fer. Quelques minutes plus tard, des projecteurs nous ouvrent le passage. Des cahots de plus en plus atténués, puis tout s’arrête. Même le vacarme lancinant cesse. On stationne.
Ca ovationne, ça cautionne, ça émotionne, ça canonne…
Les chaussures emportent le casque, la nuque, le col fourré et le grand corps élancé qui les relie.
Ca ovationne, ça passionne, ça déraisonne, ça vibrionne, delirium…
Ca va passer. Ca passe…
Bientôt, il n’y a plus personne.
Je m’actionne, me désemprisonne.
Je saute sur le sol. J’ai faim. Sur la carlingue un calicot mentionne : Spirit of St. Louis.
Je suis le premier gnome, un nain connu pour avoir traversé l’Atlantique par la voie des airs, en passager clandestin.
Go on !
Aéroport du Bourget, le 21 mai 1927.
15 juin 2008
Le feuilleton du dimanche
L'envahie
2ème épisode
InFolio
25 Novembre 2006
Aujourd’hui, la curiosité a été la plus forte, et j’ai entrebâillé la porte.
Ils étaient toujours là. Comme statufiés.
30 novembre 2006
10 décembre 2006
07 janvier 2007
15 janvier 2007
22 janvier 2007
14 février 2007
28 février 2007
30 avril 2007
09 septembre 2007
11 février 2008
29 février 2008
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la règle du jeu (c'est la liberté)
14 juin 2008
APPEL - Le feuilleton du dimanche
Votre participation est vivement demandée afin de faire saliver nos lecteurs tous les week-ends !
Allons un peu au pays des rêves...
Nous vous demandons d'écrire un
feuilleton sur le thème
"Avec le peuple des fées".
Le feuilleton qui fera vivre nos dimanches fera entre quatre et douze épisodes,
d'un maximum de 3000 signes chacun.
Attention : l'appel à texte porte sur un feuilleton, et non une novella.
C'est-à-dire que vos épisodes doivent être construits de façon indépendante,
doivent avoir une chute,
et laisser planer le suspense jusqu'à l'épisode suivant.
Vous devez donc envoyer un feuilleton complet,
clairement découpé et, si possible,
écrire des petits résumés en tête de chaque épisode.
Votre texte devra être envoyé en format word.
Notez que vous pouvez également interpréter cet appel sous forme graphique
(format JPG, GIF ou BMP).
Votre oeuvre est à envoyer à fanesdecarottes(chez)yahoo(point)fr,
avant le 30 juillet 2008.
Pensez, si vous êtes un nouvel auteur,
à joindre à votre mail, une photo et une biographie.
Et vous recevrez, comme d'habitude, un accusé de réception dans la semaine.

APPEL - Fanes de septembre
Pour septembre,
appel horrifique !
ou séducteur ?
Proposez-nous des oeuvres sur le thème :
Vamp et vampire
Vous pouvez répondre à cet appel
de deux façons:
- sous forme de texte
(10000 signes maximum, format word
pas de genre obligatoire)
ou bien
- sous forme d'oeuvre graphique
(dessin, bande dessinée et strips, photo, collage, etc.
format JPG, GIF ou BMP)
Vous devez envoyer votre oeuvre
à l'adresse fanesdecarottes(chez)yahoo(point)fr
avant le 15 juillet 2008
en précisant à quel appel thématique vous répondez.
N'oubliez pas de joindre
(comme d'habitude)
une courte biographie et une jolie photo.
Vous recevrez un accusé de réception dans la semaine.
D'avance merci pour toutes vos contributions !

APPEL - le jeu du marc de café
Espresso, filtre, en poudre en dosette ou frais moulu, jus de chausette à l'américaine ou délice italien à petites gorgées... rien de tout cela, non!
Pour son nouveau jeu, Fanes de carottes vous propose de conjuguer caféine et imagination, et de lire passé et avenir dans le marc au fond de la tasse.
Voici donc six tasses de café...
Tasse 1 (Kloelle)
Tasse 2 (Val)
Tasse 3 (Pandora)
Tasse 4 (MAP)
Tasse 5
Tasse 6 (Caro_carito)
Vous vous laissez pousser les ongles et dites la bonne aventure dans une roulotte? Vous avez de puissants pouvoirs magiques et un grand chapeau pointu? Vous jouez à l'amateur clairvoyant à la fin du repas de famille, après avoir repoussé les miettes loin sur la nappe des dimanches?
Alors, vous n'aurez aucun mal à écrire un texte, format word, de 2000 signes minimum, 4000 signes maximum, à partir de l'une de ces six séries de photos.
Comment jouer? Il vous suffit de vous inscrire dans les commentaires de ce billet, en "réservant" l'une des tasses... et d'envoyer votre texte, avant le 15 juillet 2008, à fanesdecarottes(chez)yahoo(point)fr.
Pensez à joindre votre biographie (brève) et votre photo (indispensable).
Vous recevrez un accusé de réception dans la semaine.


























