22 octobre 2007
Nuits d'Orient et tapis volant I - Malaurie
Il était une nuit en Orient, dans la très belle ville de Bâm, un vieil homme nommé Barnabé Nabokov. Il était immensément riche et vivait dans un palais fastueux. Sa principale occupation consistait à fabriquer des tapis, chose commune en cette Perse fébrile et tourmentée. Mais il pouvait leur donner la faculté de voler. Cela résultait d’une savante alchimie qui se transmettait de génération en génération. Barnabé possédait ce don qui faisait de lui un homme réputé et respecté.
Barnabé était aussi amoureux de la fille de son voisin, une certaine Lolita. Cette jeune fille était splendide, une vraie merveille de la nature. Ses formes accortes possédaient une harmonie proche de la perfection. La musique de son corps émerveillait tous ceux qui avaient eu la chance de la croiser un jour. Son père, jaloux de ce succès, souhaitait la protéger du regard de ses voisins. Il lui interdisait de sortir le jour et lui ordonnait de se vêtir d’une burqa, où seule une simple fenêtre en croisillon lui permettait de voir ou elle mettait ses petits pieds.
Barnabé alla voir le père de Lolita. Il lui proposa de confectionner pour sa fille le plus beau des tapis volants. Ainsi Lolita pourrait survoler la ville sans crainte d’être vue, de nuit comme de jour. Barnabé avait le secret espoir d’obtenir les faveurs du père et pensait lui demander la main de sa fille. Il se mit à l’ouvrage et conçu ce tapis admirable en une seule nuit. Au petit matin, Barnabé fit quelques essais et survola les montagnes surplombant Bâm. Ces essais s’avérèrent concluants. De retour en ville, il prit le chemin de la maison de sa bien-aimée. À son arrivée, il découvrit un père anéanti. Sa fille avait été enlevée.
Ajdar, le dragon mythique et légendaire était sorti de sa torpeur. Son culte trop longtemps oublié, Ajdar avait souhaité rappeler aux hommes leur devoir. Pour accomplir sa vengeance il avait enlevé la belle Lolita. Armé de son tapis merveilleux, Barnabé parti à sa recherche. Il commença sa quête dans les jardins sublimes de Bâm.
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Le petit jeu arabe
De texte en dessin, ils se sont passé l’histoire… Et comme toujours quand on joue au téléphone arabe, ce qu’on raconte se transforme subtilement.
à suivre...
Commentaires
......... lire le debut de l'histoire, si beau, bien aprés avoir posé ma ravageuse piece au puzzle !
Pardon , Malaurie !
@ Veron
Alors en fait, tu n'as pas participé à ce jeu-là, Véron, même si, effectivement, Malaurie nous a gracieusement "prêté" son dernier paragraphe pour lancer le jeu de saute-mouton.
Et ta pièce est loin d'être ravageuse, même s'il est vrai qu'elle a un chouia compliqué les choses pour les suivants!
;-)
on n'a pas droit aux dessins ?
mais qu'est ce que vous etes compliquées ! les joueurs ne savent même plus à quoi il jouent !I
@ Malaurie
Les dessins arrivent... une participation par jour!
@ Véron
Pauvres joueurs! Je ne te raconte pas, pour l'organisatrice....
la preuve
... je confonds Larkéo et Malaurie.
ben il est où ce jeu de saute mouton ???
@ malaurie
Le jeu de saute-mouton a été transformé en feuilleton, et le début est ici: http://fanesdecarottes.canalblog.com/archives/2007/12/16/7112820.html
Je reconnais que nous ne sommes pas terribles en organisation, mais... nous y travaillons!
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